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Bonjour à tous
Bienvenue sur ce blog dédié à la pêche des carnassiers aux leurres. Vous y trouverez des compte-rendus de compèt', des histoires de pêche, ainsi que des tests produits. En espérant que ces informations vous aideront à découvrir de nouvelles techniques et à choisir le matériel adapté.
Bonne lecture et à bientôt au bord de l'eau!
Sylvain

 En Hollande, on pêche en Février...
A l'heure où en France "on" songe à uniformiser les dates d'ouverture, sans tenir compte des conditions locales ni même des espèces vulnérables;il est vrai qu'une ouverture générale début Mai rime comme un arrêt de mort pour les poissons qui protègent leur ponte, que ce soit les sandres o ... >>> Plus A l'heure où en France "on" songe à uniformiser les dates d'ouverture, sans tenir compte des conditions locales ni même des espèces vulnérables;il est vrai qu'une ouverture générale début Mai rime comme un arrêt de mort pour les poissons qui protègent leur ponte, que ce soit les sandres ou encore les bass! Et rares sont les fédés qui prennent des mesures de protection spécifique...
Il y a dans ce domaine d'énormes progrès à faire...rendre la pêche "simple" est un but louable, mais de là à mettre tous les carnassiers dans le même panier sans distinction....
Et bien en Hollande sachez que le sandre ferme début Mars (avant la fraie) pour n'ouvrir qu'en Juin. Une mesure parfaitement adaptée à la protection de cette espèce dans leurs eaux.
Et si j'en juge par les photos des poissons pris cette semaine par Franck, du team Berkley Hollande, ils s'éclatent quand nous on tourne en rond à la maison....

En ce moment, ils pêchent essentiellement au Ripple shad...

L'hiver, les tailles assez importantes ont leur préférence, en ce moment c'est le 13cm....

Leurs eaux sont rarement claires, même en plein hiver, cette turbidité fait qu'ils utilisent des leurres blancs en toutes saisons...
>>> Moins
 Posté le lundi, février 8 2010 par , dans la catégorie: Divers
 Dossier "verticale" - les têtes plombées
Après s'être intéressés aux tresses et bas de ligne, c'est tout naturellement que l'on va passer en revue les principaux types de têtes plombées. Disons tout d'abord que les principales caractéristiques recherchées pour la verticale sont l'équilibre (ensemble leurre+tête horizontal à l'a ... >>> Plus Après s'être intéressés aux tresses et bas de ligne, c'est tout naturellement que l'on va passer en revue les principaux types de têtes plombées. Disons tout d'abord que les principales caractéristiques recherchées pour la verticale sont l'équilibre (ensemble leurre+tête horizontal à l'arrêt), le profil (pénétration dans l'eau), l'hameçon (longueur de tige, dégagement de la pointe, piquant, etc...) et enfin la couleur puisque ce n'est souvent pas si anodin que ça...
Alors il en existe bien évidemment de toutes formes, mais nous nous concentrerons vraiment sur les plus populaires, à commencer par la tête "sabot"...

Cette forme permet en général d'avoir un leurre relativement équilibré et assez stable latéralement (le centre de gravité de la tête est assez bas). Ces têtes sont les plus populaires, malheureusement la qualité n'a pas été au rendez-vous pendant longtemps (qualité de l'hameçon et de la peinture principalement). C'est pourquoi j'ai conçu la gamme des Vertic'heads, qui ont la particularité d'avoir, outre un bon équilibre, un hameçon assez court pour laisser une bonne mobilité au leurre, un excellent piquant associé à un angle sur la hampe(VMC barbarian) qui évite les ouvertures intempestives, des yeux phosphos surdimensionnés, et une peinture extrêmement résistante...

J'utilise généralement ces têtes sur des leurres de type "shad", qui présentent une certaine épaisseur de corps, et qui ont une "tête" arrondie de façon à ce qu'elles fassent corps avec le shad...

Bien qu'il soit possible de monter des leurres effilés dessus...

Certains utilisent également des têtes "triangulaires". Elles ont une excellente pénétration dans l'eau, donc conviennent bien aux pêches rapides. Concues à l'origine pour la mer où elles sont très performantes, les hameçons sont en général de bonne qualité. Néanmoins elles ont tendance à basculer très facilement et donc à s'accrocher trop souvent à mon goût. Par ailleurs elles ont une stabilité latérale moyenne...

Les têtes "football" quant à elles, sont bien plus polyvalentes. Leur profil leur permet de ne pas trop s'accrocher (d'ailleurs c'est un profil courant pour les rubber jigs, des leurres à bass destinés à passer partout, c'est dire...) et elles constituent un bon compromis en terme de stabilité...

On peut les coupler avec à peu près tous les types de leurres. En revanche leur équilibre une fois le leurre monté est assez mauvais, ce qui peut être problématique sur des présentations hyper lentes...
D'autre part, les têtes profilées sont à conseiller pour tous les leurres de section fine et/ou profilée, comme pour les leurres de type Fin'S, jerk shad, etc...

Et tout ceux qui ont une section "droite" sur laquelle peut s'ajuster la tête...

Une fois le leurre monté ça donne ça...

Ce sont de loin mes têtes préférées pour toutes les pêches fines. Elles ont le double avantage de très bien pêcher sur des vitesses assez elevées sans présenter trop de résistance ni remonter vers la surface (pas besoin donc de surplomber)...

Enfin, on peut utiliser des têtes rondes, mais celles-ci sont plutôt destinées au lancer, ce qui fait qu'elles sont dures à trouver dans des grammages suffisants ET des hameçons raisonablement dimensionnés...

Elles vont très bien sur des leurres de section ronde, comme les minnows par exemple. C'est souvent suffisant pour des pêches rapides et des endroits peu encombrés. Elles ont en plus l'avantage d'être assez économiques....
Pour conclure, on peut dire que la tête plombée n'est pas seulement un lest destiné à emmener le leurre au fond, mais une partie intégrante dudit leurre. L'ensemble doit être homogène (en terme de dimension au moins) et équilibré. L'hameçon doit être extrêmement piquant dans le sens où la finesse de certaines touches et la tenue de la canne autorisent rarement des ferrages puissants, faites confiance aux grandes marques d'hameçons comme Owner, VMC, etc...
La hampe de l'hameçon doit être assez courte pour ne pas entraver la nage du leurre. Etant donné que l'on ajoute en plus un stinger (triple en queue), pas besoin de tige longue! Pour les pêches spécifiques de sandre je préfère les hameçons assez petits, avec un diamètre de fer assez fin (plus facile à planter) et d'ouverture pas trop importante. Par contre, lorsqu'il s'agit de brochets, qui prennent en général plus franchement, je préfère des hameçons à ouverture plus large et avec un fer un peu plus gros...

Autre détail, même s'il est assez contraignant, il est préférable de coller le leurre sur la tête plombée, afin d'éviter qu'il ne glisse lors d'une touche ratée (ferrage dans le vide), ni qu'il serve de point d'appui au poisson qui pourrait se décrocher. Ceci évite également que le leurre ne se déchire de trop suite aux attaques répétées....

Pour terminer sur la couleur, que beaucoup considèrent comme "gadget", je vais juste pour relater une anecdote: la scène se passe en Seine (!), Noël 2008, Gaël et moi pêchont côte à côte en verticale dans moins de 2m d'eau à l'avant d'une Quick 410 (donc les leurres sont à 50cm l'un de l'autre, au même niveau). Nous avons le même équipement (canne Rocksweeper 180, moulinet Mitchell et tresse en 17(Spider Stealth)), le même shad, de la même couleur, la même forme de tête et le même grammage! La seule variante étant la couleur de la tête (orange fluo pour moi, blanche pour Gaël). Au bout d'une heure le score était de 7 à 1 pour Gaël, une sacré correction...puis nous avons décidé d'échanger les cannes, tête blanche pour moi, fluo pour Gaël, et dans l'heure suivante il y eût 7 à 1 pour moi. Une égalité parfaite de score sur le même temps, avec pour unique variante la couleur de la tête, édifiant! Il ne faut donc pas hésiter à changer de couleur de tête, y compris lorsqu'on pense avoir trouvé le leurre qui marche. Et peut-être ce jour là y avait-il une troisième couleur que nous n'avons pas essayé et qui était encore supérieure....
C'est ce qui est passionnant en verticale, on n'a jamais fini de faire des essais...Le bon leurre mais aussi le bon mariage avec la bonne tête font partie des clefs du succès....

>>> Moins
 Posté le lundi, février 1 2010 par , dans la catégorie: Divers
 Noël au Mexique - the END!
Comme tout ça passe trop vite...Didier et Sylvie devant rentrer le 26 dans l'après-midi, nous ne retournons pas au coq mais nous contentons de pêcher autour de la Roca Blanca, à proximité de Zihuat'...

Nous commençons en traînant doucement un vif derrière le bateau histoire de rigoler, à ... >>> Plus Comme tout ça passe trop vite...Didier et Sylvie devant rentrer le 26 dans l'après-midi, nous ne retournons pas au coq mais nous contentons de pêcher autour de la Roca Blanca, à proximité de Zihuat'...

Nous commençons en traînant doucement un vif derrière le bateau histoire de rigoler, à la première touche Didier est complètement pendu, puis se fait couper, apparemment un beau wahoo....
Pendant ce temps je prends une bonite au jig, puis Sylvie fait une orphie géante...

Attention les dents...

Puis un oiseau gourmand...

J'essaierai ensuite de prendre un poisson au vif...en vain! Après 5 orphies ratées je rends les armes et nous nous amusons pour finir aux carangues et aux bonites...

C'est l'heure de rentrer, et de rentrer les leurres...

Un dernier repas tous ensemble avant de leur dire à bientôt...Olala t'as vu ils ont mis des chaussures...pffff...et même un jean...ça va? Pas trop chaud?
Reste pour nous cinq jours pour faire le tour des plages du coin...


Chercher le meilleur bar à Pina Colada...

Nourrir les poissons multicolores à grands coups de biscuits...

Et profiter des repas et apéros avec JP et Dominique...Ces derniers nous ont même organisé un dernier repas mémorable, avec 4kg de langoustes toutes fraîches.....hummm! Merci les amis!
Au final des vacances extraordinaires à tous points de vue, qui nous ont permis de passer du temps avec Didier et Sylvie car ont ne se voit quasiment plus, mais aussi de rencontrer JP et Dominique Misseri, qui connaissent Zihuat' comme leur poche et qui nous ont pris sous leur aile pendant ces 12 jours. Un ENORME merci à vous deux, et au plaisir de se retrouver à Zihuat'...
Choc thermique pour choc thermique, autant rendre le retour aussi soft que possible avant de reprendre le travail...et comme tous les lacs sont gelés...
>>> Moins
 Posté le vendredi, janvier 29 2010 par , dans la catégorie: Compte rendu pêche
 Noël au Mexique - 5ème partie
Eh oui, le 25 décembre aussi...
RDV 6h30, comme d'hab' et direction la côte en espérant que mon cadeau de Noël ait une crète en guise de dorsale et tire furieusement....un coq quoi!
Nous attaquons sur une plage que nous n'avons pas encore pêchée, mais à part une ou deux carangues il ne se ... >>> Plus Eh oui, le 25 décembre aussi...
RDV 6h30, comme d'hab' et direction la côte en espérant que mon cadeau de Noël ait une crète en guise de dorsale et tire furieusement....un coq quoi!
Nous attaquons sur une plage que nous n'avons pas encore pêchée, mais à part une ou deux carangues il ne se passe pas grand'chose...

Il faut dire que l'eau est cristalline et que le vent absent. L'occasion d'observer de magnifiques raies qui passent sous le bateau. Puis tout à coup je repère un coq, non deux, trois, huit....On verra au total une quarantaine de coqs, en retrait du rivage, mais aucun ne s'intéresse le moins du monde aux leurres! Un supplice...
La mort dans l'âme nous nous rabattons sur les carangues un peu plus au large, mais n'y tenant plus, nous revenons sur la plage une paire d'heures plus tard. Et là ça a complètement changé! Le vent a brassé l'eau, la houle est très forte...ça sent bon...Et effectivement trois coqs se battent pour mon leurre et après l'avoir raté deux ou trois fois vont demi-tour au bateau........
Je suis au pire...Puis c'est au tour de Didier d'avoir une belle touche et de rentrer le premier coq de la journée, génial....

Et enfin c'est la délivrance, dans une attaque très aérienne, un coq se pend sur mon leurre et me colle un rush de malade...direction la plage...Avec le skipper qui fait machines arrières pour s'éloigner de la houle et le coq qui file vers la plage la bobine se vide à vue d'oeil!! Il est vrai qu'il ne faut pas mettre trop de pression pour ne pas le perdre mais bon....quelle puissance!!

Après un combat tout en puissance et surtout tout en surface, le poisson se rend, j'ai enfin mon coq, objectif clairement avoué de mon voyage...

Je le remet à l'eau au plus vite...

Quelques lancers après, ce n'est pas un coq mais le poulailler en entier qui se rue sur mon flapper!! doublé!

La touche suivante est pour Didier, mais malheureusement le poisson rate le leurre et disparaît dans la vague...je relance derrière et me retrouve complètement pendu...triplé de coqs en l'espace d'une demi-heure, le top!
Un cadeau de Noël à la hauteur! Merci Sheba pour ton guidage...

Et surtout merci Didier pour m'avoir laissé systématiquement pêcher devant...un avantage certain dans ce type de pêche!
Le leurre du jour aura été un flapper rouge et blanc de 63gr, auquel j'ai rajouté en tête un assist hook après avoir raté mes premiers coqs...bien m'en a pris car le dernier poisson était piqué seulement sur le simple...
>>> Moins
 Posté le mardi, janvier 26 2010 par , dans la catégorie: Compte rendu pêche
 Noël au Mexique - 4ème partie
Aujourd'hui encore, direction la côte! On s'est tellement régalés avec les carangues hier que c'est clairement la cible aujourd'hui...
Après une paire de sierras/bonites en traîne, je me retrouve attelé sur une carangue, excellent sur ce matos light mais un brin interminable...

Nous stopp ... >>> Plus Aujourd'hui encore, direction la côte! On s'est tellement régalés avec les carangues hier que c'est clairement la cible aujourd'hui...
Après une paire de sierras/bonites en traîne, je me retrouve attelé sur une carangue, excellent sur ce matos light mais un brin interminable...

Nous stoppons là et commençons à pêcher pleine eau en espérant faire monter les carangues...Et c'est ce qui se passe!
Sur un petit périmètre, nous pêcherons une partie de la journée le même banc...Les doublés et les triplés sont nombreux...

En fait chaque attaque n'est pas le fait d'une, mais de plusieurs individus (jusqu'à une bonne trentaine de carangues qui se battent souvent jusqu'au bateau pour saisir le popper ou le flapper, un rêve...

Nous finissons morts de fatigue avec plus de 40 carangues au bateau, des dizaines d'attaques spectaculaires et de l'adrénaline qui a coulé à flot!
Il est déjà temps de rentrer, il est vrai que nous sommes le 24 décembre et que le programme est chargé!! Qu'est-ce qu'on a à faire déjà ? Ah oui: rien....
Enfin disons comme tous les jours, plage/baignade/margarita et en repas un peu amélioré les pieds dans le sable à facilement 7/8m de l'eau sur la plage....

Aaarrr', finalement c'est peut-être à la plancha qu'elles sont les meilleures les langoustes, j'hésite, je regoûte pour être sûr....

Avec une petite pensée pour ceux qui se gèlent les c.... en France...à la vôtre...
>>> Moins
 Posté le jeudi, janvier 21 2010 par , dans la catégorie: Compte rendu pêche
 Noël au Mexique - 3ème partie
Les jours suivants sont dédiés à la côte. Cette pêche est ultra-plaisante et surtout susceptible de rapporter un coq...
Départ donc à 6h30, un peu de petite traîne avant d'arriver sur zone, histoire d'assurer le carpaccio du midi, les bonites répondent présent...

Mais aussi et surtout ... >>> Plus Les jours suivants sont dédiés à la côte. Cette pêche est ultra-plaisante et surtout susceptible de rapporter un coq...
Départ donc à 6h30, un peu de petite traîne avant d'arriver sur zone, histoire d'assurer le carpaccio du midi, les bonites répondent présent...

Mais aussi et surtout les sierras, de taille moyenne mais aux dents acérées....

Leur chair est délicieuse et nous en gardons une paire...Puis direction la plage, dès les premiers lancers, un groupe de coqs surgit dans la houle, une crète arrive à 100 à l'heure sur mon leurre, qui disparaît dans un énorme remous...pendu...
Du coin de l'oeil j'aperçois les touches sur les leurres de Didier et Sylvie qui se retrouvent attelés eux aussi...je le crois à peine, un triplé de coqs!!!
Je suis le premier à ramener mon poisson au bateau, et pour cause...il s'agit d'une carangue! Elle est monté du fond et a pris de vitesse le coq qui s'apprêtait à engloutir mon flapper....je suis dégoûté!! Didier et Sylvie, eux, tiennent bien des coqs, un doublé c'est déjà pas mal! 
Aussi beaux que fragiles, les coqs sont manipulés le plus rapidement possible et remis à l'eau après la photo...

Quelques coqs aperçus encore, puis Didier fait une grosse sierra au popper...

Nous nous rabattons ensuite sur les carangues, un peu plus loin du bord....
Elles sont très nombreuses et nous donnent du fil à retordre....

Le scénario est le même que les jours précédents en ce qui concerne le reste de la journée...déjeuner avec JP et Dominique (aujourd'hui c'est langoustesss!) puis playa et enfin petite sortie nocturne, c'est bientôt Noël et le centre est bien animé!

Un burger au marchand ambulant, terrible....
 >>> Moins
 Posté le mardi, janvier 19 2010 par , dans la catégorie: Compte rendu pêche
 Noël au Mexique - 2ème partie
Debout 6h, il faut dire que nous logeons bien à 50m du port....arrêt rapide pour acheter à boire et un petit sandwich et nous rejoignons Sheba à 6h30 soit une demi-heure avant le lever du jour.
L'objectif aujourd'hui est de me faire attraper mon premier sailfish (pez vela)...il est vrai que je ... >>> Plus Debout 6h, il faut dire que nous logeons bien à 50m du port....arrêt rapide pour acheter à boire et un petit sandwich et nous rejoignons Sheba à 6h30 soit une demi-heure avant le lever du jour.
L'objectif aujourd'hui est de me faire attraper mon premier sailfish (pez vela)...il est vrai que je n'ai jamais trop fait de pêche à la traîne auparavant mais le voilier fait partie des poissons que je voudrais bien tenir....
Sur le trajet, Sheba prépare les appâts, tout en pilotant la panga. En trois minutes le poisson est ficelé sur le montage, ça paraît simple mais il faut un sacré coup de main pour que la nage soit naturelle...

Une fois éloigné de la côte nous commençons à traîner doucement en scrutant l'eau pour aperçevoir un éventuel vela...
Nous aperçevrons un ou deux voiliers sautant hors de l'eau pour se débarasser de parasites, c'est un spectacle magnifique tant ce poisson est majestueux. Puis nous en repérons enfin un, l'extrémité de sa nageoire caudale fend la surface...subtile manoeuvre pour lui présenter les appâts et nous avons deux touches simultanées sur le teaser et sur un appât...raté...
Nous voyons plus de tortues que d'espadons, mais alors que nous scrutons l'eau sans relâche nous avons une touche, me voilà pendu avec mon premier voilier...

Le poisson saute comme un fou et me prend un peu de fil, mais après 5min je le rapproche du bateau...

Sheba le saisit par le rostre et le hisse à bord pour la photo...

Malheureusement, mal piqué et fatigué, ce poisson ne repartira pas, je suis au fond du seau!
La seconde touche est pour Sylvie, le poisson saute dans tous les sens également jusqu'à se prendre au lasso par la queue!! ...

Nous ne monterons même pas ce poisson à bord pour ne prendre aucun risque quant à sa survie...adios...

Pour finir la matinée, nous ferons un peu de pêche light avec de petits jigs métalliques contre les roches...

Quelques petits poissons (jacks, cocineros, etc...) viendront faire plier les petites cannes avant le retour...


Le voilier est vraiment un poisson d'une beauté fantastique, par contre au niveau de la pêche je dois l'avouer, c'est plus le skipper qui le prend que vous...de son habileté à préparer l'appât, à repérer les sailfish et à conduire le bateau dépend votre succès...Ce qui fait que même un débutant peut assez facilement prendre un voilier pour peu qu'il ait un bon skipper...j'aimerais retenter l'expérience pour un prendre un "au lancer" ou à la mouche....
A 14h nous rentrons au port, une douche rapide, un repas sympa dans notre "cantine", où nous rejoignons Jean-Pierre et Dominique Misseri...Tiritas (carpaccio) et espadon frit et nous voilà prêt pour une après-midi "transat-baignade" dans la baie de Zihuat'...

une margarita devant le coucher de soleil...

Demain c'est "costa", carangues et coqs au rendez-vous...il s'agit d'être en forme...
 >>> Moins
 Posté le jeudi, janvier 14 2010 par , dans la catégorie: Compte rendu pêche
 Noël au Mexique - 1ère partie
J'avoue qu'en ce 18 décembre, la perspective de boucler ma valise pour aller passer les fêtes au Mexique m'enthousiasme particulièrement.
Alors, crème solaire, leurres, tongues, moulinets, biafine, cannes, shorts, tresse...c'est bon tout est là ! Et à en croire Evelyne Délhiat, on est plutô ... >>> Plus J'avoue qu'en ce 18 décembre, la perspective de boucler ma valise pour aller passer les fêtes au Mexique m'enthousiasme particulièrement.
Alors, crème solaire, leurres, tongues, moulinets, biafine, cannes, shorts, tresse...c'est bon tout est là ! Et à en croire Evelyne Délhiat, on est plutôt bien inspirés....

Au programme pour nous, 7 jours de pêche avec mon ami Didier Courtois et Sylvie, sa compagne. Suite à quoi nous resterons 5j de plus (sans pêche, et oui, il faut savoir faire des concessions...)...
Après une halte en région parisienne chez Olivier Darot, nous retrouvons Didier et Sylvie à Roissy. Mauvaise nouvelle, Amélie et moi sommes en "stand-by", le vol est surbooké et il n'y a pas de place pour nous....après négociation nous sommes les deux seuls sur 17 passagers "en trop" à prendre l'avion...ouf...
Une nuit à Mexico puis 50min de vol en coucou pour rejoindre la petite ville de Zihuatanejo, sur la côte pacifique du Mexique. Nous arrivons (sauf les cannes de Didier!) en fin de matinée, le temps de poser les valises à l'hotel et nous voilà au bord de l'eau....La baie de Zihuat' est magnifique...

Notre skipper pour la semaine, Sheba, nous attend, nous sautons dans la panga, pressés d'aller en découdre avec les poissons du Pacifique...

Il faut dire que Didier vient là depuis plusieurs années et que ses récits m'ont chauffé à blanc. 10 min de navigation et nous voyons déjà des chasses, les oiseaux plongent comme des fous (de Bassan), et Sheba nous signale des bonites. Des petits jigs métalliques de 40/60gr sont rapidement attachés et les premiers poissons plient le carbone de bon coeur...

Ces poissons sont vraiment incroyables, ils font 2-3kgs et sont capables de vous arracher 10m de tresse avec une facilité déconcertante...j'ai peut-être vu un peu light en terme de matos...

Tout le monde s'en donne à coeur joie, les petits thonidés étant particulièrement coopératifs...

Les prises s'enchaînent et déjà la fatigue s'installe, c'est que c'est usant cette pêche!

D'ailleurs, les jigs, eux-aussi, sont usés!!...

Après avoir passé un bon moment à s'éclater sur les bonites il est temps de passer aux choses sérieuses, direction la plage et les gros poppers pour essayer de prendre une carangue ou pourquoi pas un myhtique Pez Gallo, le fameux poisson-coq emblématique de la pêche au Mexique.
Après avoir fait 2km de bordure pour seulement 2 petites touches, nous nous rabattons entre des iles...

Mine de rien pêcher dans la houle en jetant des leurres de 80gr le plus loin possible et les ramener le plus vite possible ne se fait pas tout seul! Malgré une prospection méthodique rien n'y fait...

Ah, enfin des suivis....

C'est dingue à quel point ces oiseaux ne sont pas farouches, ils sont capables de prendre un leurre qui pend au bout d'une canne. Je retire tout ce que j'ai pu dire sur les jeunes Goëlands Bretons, j'ai trouvé largement plus cons qu'eux!!

Alors que nous nous évertuons à éviter les piafs, un bruit sourd nous fait tourner la tête...A 300m de nous vient de claquer une chasse de carangues, des gerbes d'eau montent en l'air...Go!!... En arrivant sur place chacun lance dans une direction, et les premières carangues viennent exploser la surface pour se saisir de nos poppers et autres flappers...

Y'a pas à dire, la mer c'est quand même quelque chose, cet endroit paraissait vide et d'un seul coup c'est l'explosion, chaque poisson amené au bateau est escorté par une dizaine de ses congénères qui essaient de lui prendre ce qu'elle tient...

Alors clairement ce ne sont pas les GT malgaches de 30kg, mais ces poissons de 6 à 10kg nous donnent l'occasion de faire des triplés. Les touches sont abondantes et on ne s'arrête pas 1/2h quand un pêcheur est pendu!

Cette frénésie durera bien une heure et demi et nous enchainerons un sacré paquet de carangues...
De quoi rentrer complètement vanné...Une margarita, un steak de thon et au lit! Rdv au port à 6h30 demain matin...
La suite bientôt...
>>> Moins
 Posté le mardi, janvier 12 2010 par , dans la catégorie: Compte rendu pêche
 Dossier "verticale" - les tresses
Pour garnir le moulinet, on utilise que de la tresse, et non du nylon. En effet, cette pêche se pratique souvent profond et reste très "tactile". L'absence d'élasticité de la tresse est alors indispensable pour percevoir au mieux toutes les informations (des touches les plus délicates jusqu'à ... >>> Plus Pour garnir le moulinet, on utilise que de la tresse, et non du nylon. En effet, cette pêche se pratique souvent profond et reste très "tactile". L'absence d'élasticité de la tresse est alors indispensable pour percevoir au mieux toutes les informations (des touches les plus délicates jusqu'à la nature du fond).
En matière de tresse, on distingue deux grandes familles:
- les "tresses" fusionnées, comme la Fireline...

Il ne s'agit pas d'une tresse au sens littéral du terme puisqu'il ce sont des brins parallèles (du dyneema, matériau qui sert à faire nombre de tresses), fusionnés entre eux (processus thermique). Le gros avantage est la compacité de la structure, qui se rapproche de celle d'un nylon: la tresse est alors imperméable aux fluides (eau et air) et assez fine. Cette caractéristique revêt une importance capitale pour la verticale! Cette imperméabilité évite que la tresse ne se gorge d'eau et ne "gonfle", elle reste donc moins sensible que n'importe quelle autre tresse aux effets du courant et du vent. Pour le vent ce n'est pas très important pour la verticale car la bannière est très réduite (au plus quelques dizaines de centimètres), mais pour le courant.....Il faut savoir en effet que même en lac, il y a des mouvements importants de la masse d'eau qui ont tôt fait de former un ventre important dans la bannière, provoquant perte de sensibilité, retard au ferrage et approximation en général (on se rend compte de ce phénomène par exemple lorsqu'on s'accroche au fond: en tirant fort sur la bannière, on s'aperçoit que le leurre n'est pas accroché à l'endroit que l'on pensait...). De plus, même en l'absence de courant la verticale est tout de même une technique où le bateau se déplace donc... Le revers de la médaille est une fragilité assez importante et donc un viellissement un peu plus rapide que les tissées (du moins en apparence, car elles ont tendance à s'effilocher assez rapidement).
Enfin, les tresses fusionnées sont déconseillées sur les casting, car la finesse provoque souvent un enchevêtrement des spires, surtout en cas de forte tension préalable (accrochage par exemple).
Quoi qu'il en soit, les tresses fusionnées sont devenues des incontournables pour la verticale et sont synonymes de pêches fines et précises.
- les tresses tissées: Voilà qui sonne comme un pléonasme, on les appelle "tissées" par opposition aux "fusionnées". Il s'agit alors à proprement parler d'un tissage (tressage) de brins indépendants. Elles représentent la grande majorité des tresses et énormément de sociétés en proposent (peu en fabriquent réellement)...
L'avantage des tissées réside dans leur forte résistance, notamment à l'abrasion., ce sont les tresses des endroits encombrés et des pêches fortes. Plus le tissage est serré et régulier, plus la tresse sera résistante à l'abrasion, plus elle résistera aussi au gonflement et donc aux effets pervers du courant. Contrairement aux fusionnées leur diamètre est en revanche assez inégal et la rondeur vraiment approximative. Il en résulte là encore une plus grande résistance au courant...Très durables dans le temps et aussi plus visibles que les fusionnées elles ont leur raison d'être en verticale.
Le diamètre
Il est possible et intéressant de descendre assez bas en matière de diamètre, avec un frein bien réglé ça ne pose pas de problème. L'avantage, comme évoqué précedemment, est que plus la tresse est fine, mieux elle va "couper" la colonne d'eau et plus le contact avec le leurre est de qualité (le leurre est moins à la traîne, vous le contrôlez mieux et accessoirement le "voyez" plus facilement sur le sondeur). Pour schématiser on peut dire qu'une fusionnée permet de moins plomber le leurre pour obtenir le même résultat qu'avec une tissée. Par exemple, en Fireline les diamètres de base sont le 10 et le 12/100 (beaucoup plus fin qu'une tissée de 12/100), voire le 8 dans certains cas (leurre léger et endroits dégagés). Pour les tissées disons qu'une invisibraid ou une stealth en 14 couvre toutes les situations de pêches assez fortes...

De la même sorte une Whiplash en 6 ou en 8/100 produit le même effet (le diamètre est sous-évalué).

La couleur
Bien qu'ayant été un fervent adepte des tresses fusionnées grises (Fireline smoke) pour la verticale, je deviens plus éclectique avec le temps. J'utilise maintenant quelques tissées mais surtout des tresses de couleur....Le fluo (jaune ou orange) est evidemment assez voyant mais aussi le blanc, que j'aime particulièrement. Attention, le rouge n'est pas franchement visible sur l'eau, au même titre que le vert...

Ayant un peu plus pratiqué sur d'autres eaux, et notamment en Hollande où l'on pêche plus vite que chez nous, d'une manière générale, j'ai apprécié le repère visuel qu'offrent les tresses de couleur. Ceci permet de bien visualiser l'angle entre la canne et la bannière pour estimer à quel endroit se trouve le leurre sous/derrière le bateau...

Le bas de ligne
Bien évidemment on complète le montage en ajoutant un bas de ligne, en fluorocarbone. Il a l'avantage d'être bien plus résistant à l'abrasion que la tresse, et aussi d'être plus discret. D'autre part il est bien plus facile à couper que la tresse lorsqu'il s'agit de changer de leurre...

Le diamètre standard est le 30/100. On peut évidemment pêcher plus fin (25/100) lorsque la pêche est fine ou plus gros (34/100) si l'abrasion est très importante. Il augmente aussi les chances de ne pas se faire couper par un brochet (la probabilité reste très elevée sur d'aussi petits diamètres mais prendre un poisson ou être capot fait une grande différence certains jours!!
 >>> Moins
 Posté le vendredi, janvier 8 2010 par , dans la catégorie: Divers
 Dossier verticale - les moulinets
Autant annoncer la couleur, il ne s'agit pas là de l'élement le plus important pour cette pêche!
On pêche sous le bateau, des poissons qui ne prennent pas de fil (ou presque), la capacité n'a donc pas besoin d'être importante: 80m de tresse sont largement suffisants...D'autre part on ne lanc ... >>> Plus Autant annoncer la couleur, il ne s'agit pas là de l'élement le plus important pour cette pêche!
On pêche sous le bateau, des poissons qui ne prennent pas de fil (ou presque), la capacité n'a donc pas besoin d'être importante: 80m de tresse sont largement suffisants...D'autre part on ne lance pas, le diamètre de la bobine n'a alors pas non plus une importance capitale...Conclusion? Dans la mesure où l'on emploie des cannes courtes et légères, autant choisir un moulinet assez léger, donc dans la plupart des cas, très petit!
Pour le casting la question de taille ne se pose pas trop, puisque la taille est "standard", cependant la prise en main fait que l'utilisation d'une taille normale n'est pas plus fatiguante que ça (la plupart du temps dans l'axe du bras)...

C'est bien différent pour le spinning. En effet la prise "porte-plume" oblige à "casser" légèrement le poignet et à maintenir le bras à 90°. Dans ce cas on choisira une taille "1000", qui peut paraître un peu petit au premier abord mais qui est largement suffisant dans la majorité des cas. Dans le cas de pêches plus fortes en fleuve ou sur des gros poissons (canne plus puissante), on pourra aller jusqu'à une taille 2000, mais pas au dessus. Le compromis, si l'on veut se faire plaisir et avoir un moulinet qui permette le cas échéant de pêcher en linéaire, consiste à opter pour un bâti magnésium, ultra-léger, et l'on a alors un moulinet taille 2000 pour le poids d'un 1000, comme le nouveau Mitchell Mag Pro Lite (moins de 200gr)....

Le tout est en fait de bien équilibrer la canne: pêches standard/canne légère = taille 1000, cannes fortes = taille 2000. Les moulinets à large bobine (taille 2000) offrent par ailleurs un frein un peu plus performant que les plus petits (à niveau de prix égal j'entends), ce qui peut être appréciable.
Pas besoin donc de dépenser une fortune pour un moulinet dédié à la verticale, un moulinet truite de moyenne gamme fera parfaitement l'affaire, dès lors qu'il est muni d'une bobine alu (on utilise de la tresse) et d'un frein correct.
Comme on le verra dans la suite du dossier, le choix de la tresse revêt une importance bien plus grande... >>> Moins
 Posté le jeudi, janvier 7 2010 par , dans la catégorie: Divers
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